Il y a quelque semaine, la rébellion touareg s'est remise sur le pied de guerre ... Comme de chez par-hasard, au moment ou on part ...

Je n'ai pas très bien compris "Qui est-ce qui a fait quoi ?" ou "Qui est-ce qui a commencé ?" mais apparemment le confit a pour causes ce qui suit:
Les touareg, majorité dans la région de l'Aïr, mais minorité de pays; demanderait moins de discriminations venant des autres peuple. En particulier des Haoussas, ethnie d'origine du président Tandja Mamadou.
Autre revendication: le retour à la nation des bénéfices engrangés par les mines d'uranium du nord du pays.

Extrait de l'article publié sur Temoust, le vendredi 13 juillet 2007.

 

Au Niger, la rébellion touareg se bat pour un partage des bénéfices de l’uranium

Pauvres parmi les plus pauvres, les populations sahéliennes estiment être exploitées par les sociétés minières.

Treize soldats tués et trente blessés lors d’un assaut contre un camp militaire nigérien, des attaques contre des stations d’exploration minière et l’aéroport d’Agadez, un cadre chinois d’une société minière enlevé : c’est bien à une nouvelle rébellion touareg que le gouvernement de Niamey est confronté depuis le mois de février. Même si le président Mamadou Tandja continue à en nier l’existence et à attribuer l’insécurité dans le nord du pays « à des actes de banditisme menés par une bande de trafiquants d’armes et de stupéfiants ».

L’envoi, à fin juin, d’importants renforts militaires - on parle de 4000 hommes de source nigérienne - dans la région d’Agadez, la grande ville des Touareg, dément les propos du président Tandja. Depuis cinq mois, avec l’apparition et les premières attaques du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), le spectre d’une reconstitution du « Front de libération de l’Aïr et de l’Azawak » qui avait mené une véritable guérilla contre l’armée nigérienne entre 1990 et 1995, est de retour. Des dizaines d’anciens combattants touareg ont ainsi déserté l’armée, où ils avaient été intégrés après les accords de paix, pour rejoindre les rangs du MNJ.



Extrait de l'article publié sur Marianne le samedi 14 juillet 2007.

Marianne s'intersse (enfin !) au conflit nigérien.

Niger : L’armée prête à affronter les Touaregs
Le 14/07/2007 à 0 h 00 - par Laurent Reyes

Entrés en résistance contre les autorités du Niger depuis les massacres du printemps 1990, les Touaregs s’étaient satisfaits des accords de paix signés en 1995… Jusqu’aux récents affrontements avec l’Armée nigérienne et l’enlèvement d’un travailleur d’une société d’exploitation minière chinoise revendiqué par un nouveau mouvement de rébellion.

Le 22 juin dernier, le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), des rebelles touaregs, avait attaqué un poste militaire à Tazarzatt (nord du Niger). Bilan : 13 morts et une quarantaine de prisonniers. Dix jours plus tard, les mêmes menaient l’assaut contre une base de la Satom – société française spécialisée dans les infrastructures routières – enlevant cette fois-ci seulement des véhicules. Face à ce nouveau cycle de violence dans la région d’Agadez, l’entreprise chinoise CNEC, qui y prospecte et exploite de l’uranium a décidé de suspendre ses activités. Contrairement à Areva qui avait choisi de mener des actions sociales et de rentrer en contact avec les rebelles pour éviter les affrontements, les entreprises chinoises avaient misé sur le développement de leurs relations avec l’autorité centrale – entendez la vente d’armes – pour faciliter leur expansion.

Malgré les accords de paix de 1995, les Touaregs restent mal perçus et subissent de nombreuses discriminations. Leur mode de vie nomade, leur culture et leur langue propres (le Tamasheq) ne facilitent pas leur intégration face à l’ethnie majoritaire haoussa. Depuis le début de l’année, le MNJ réclame une meilleure insertion des Touareg dans l’armée et une meilleure répartition des bénéfices de l’exploitation minière, reprenant les revendications d’avant 1995 ; Agaly Alambo, le dirigeant du MNJ justifiant  l’enlèvement d’un travailleur chinois le 6 juin par le fait que « les populations locales n’ont pas pu profiter » des activités des entreprises étrangères au Niger. Pour Philippe Hugon, professeur émérite et spécialiste des questions africaines, il est difficile de dire aujourd’hui si le MNJ agit par opportunisme économique ou possède une véritable structure politique, avec des revendications faisant écho à celles d’il y a 15 ans.

Selon le président Mamadou Tandja, il ne s’agit que de « bandits », des « trafiquants d’armes et de stupéfiants ». Dans la capitale, Niamey, certains les soupçonnent d’entretenir des liens avec Al Qaida. Pourtant les 36 autres partis politiques du pays reconnaissent le MNJ comme un mouvement politique légitime. Les deux parties renfermées sur elles-mêmes, c’est la logique de l’affrontement qui risque de primer, notamment depuis que l’armée s’est massivement déployée dans la zone d'Agadez.


Extrait de l'article publié sur RFI le samedi 14 juillet 2007.

Article plus objectif qui annalyse la réaction de l'armée nigérienne.

Pour la première fois depuis le « réveil » de la rébellion touarègue dans le nord du pays en février, l’armée s’est exprimée, mardi, pour condamner cette rébellion qui, selon les militaires, porte atteinte « à la sécurité intérieure du pays, avec des ramifications extérieures ». Dans un communiqué lu à la télévision publique, les forces armées appellent tous les Nigériens à soutenir moralement les forces engagées sur le terrain et invitent le MNJ (Mouvement des Nigériens pour la Justice) à respecter les conventions internationales dans le traitement de leurs prisonniers. Une quarantaine de soldats gouvernementaux sont toujours gardés par les rebelles, ainsi qu’un civil chinois qui travaillait pour une entreprise de prospection d’uranium, enlevé il y a une semaine. Les autorités nient l’existence d’une rébellion touarègue dans la zone de l’Aïr, située à près de 1 000 kilomètres de la capitale. La population est partagée entre partisans de la manière forte et ceux du dialogue.


Le point de départ de se réveil fut en fait l'enlèvement d'un ouvrier chinois qui travillait à la nime d'uranium.

Extrait de l'article publié sur Occitan-touareg le samedi 07 Juillet 2007.

Le MNJ enlève un Chinois à Ingall.

Pour info :

Le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), groupe rebelle touareg, a enlevé vendredi un cadre chinois d'une entreprise menant des activités d'exploration de l'uranium dans la région d'Agadez (Nord. Zhang Guohua travaillait pour l'entreprise China National Uranium Corporation (SINO-U) qui mène des activités d'exploration dans la zone d'Ingall, un millier de kilomètres au nord de Niamey. C'est le premier otage civil du mouvement, après la quarantaine de soldats faits prisonniers le 22 juin. Ce mouvement s'oppose à la présence des compagnies chinoises et demande leur départ, les accusant de ne pas recruter de main d'oeuvre locale et de ne pas investir dans les infrastructures scolaires et de santé, ainsi que dans les routes.

 

Il faut aussi ajouter cette info du MNJ...


"Nous avions donné un avertissement à Areva, cette fois nous lançons un ultimatum aux sociétés de prospection minière chinoises qui aident financièrement l'armée nigérienne", a déclaré à l'AFP le chef du MNJ.

Voici un article un peu "troublant" s'il s'avérait juste, cela voudrait dire que le pays à effectuer un grand pas vers une guerre civile ouverte.

Extrait de l'article publié sur Occitan-touareg le Jeudi 12 Juillet 2007.

NIGER/AGADEZ/MNJ/ : intox ou réalité ?


Information GRAVE à vérifier, des renforts militaires en provenance du NIGERIA seraient arrivés à Agadez afin de soutenir les forces des FANS.
Pour info, les populations du sud Niger et du nord Nigéria sont identiques : des Haoussas.
Comme je l'écrivais par ailleurs, il est clair que TANDJA veut prendre sa revanche sur le MNJ et tous les moyens seront bons !



Pour finir sur une note positive, je vous invite à aller signer cette pettition, toujours sur le site Occitan-touareg en faveur de la paix au Niger. Signer ici !